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Mon associé fait travailler ses proches : quand le copinage prend le dessus sur les intérêts de l’entreprise

« Je m’en occupe, tu verras… » « J’ai un bon copain qui pourra nous faire ça. » « Je pourrais demander à mon cousin. » « J’ai une idée : on va faire faire ça à mon fils. Tu verras, il est très bon ! »


Vous le voyez. Tout le monde le voit. Mais personne ne dit rien.


Quand un associé commence à faire passer ses proches avant la compétence, cela finit toujours par devenir un problème pour l’entreprise.


Et si vous êtes ici, c’est probablement parce que vous êtes celui qui le voit… mais qui ne sait pas comment le gérer.


Une situation beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit


Dans beaucoup d’entreprises, et plus encore dans les entreprises familiales, le recours aux proches est une pratique courante.


On invoque la confiance. On parle de simplicité. On justifie par la rapidité.


Et en surface, cela peut fonctionner.


Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que notre cerveau est naturellement biaisé. Il a tendance à favoriser les personnes qui nous ressemblent ou qui appartiennent à notre cercle proche, un mécanisme bien documenté dans les travaux sur le biais de favoritisme envers son propre groupe.


Autrement dit : ce que fait votre associé n’est pas absurde.C’est humain.

Mais c’est précisément pour cela que c’est dangereux.


Le vrai basculement : on ne choisit plus le meilleur


Officiellement, il est question de confiance, de simplicité, d’efficacité.

En réalité, quelque chose a déjà basculé.


On ne choisit plus le meilleur. On choisit ce qui nous arrange.


Et à partir de là, l’associé ne sert plus l’entreprise. Il commence, consciemment ou non, à servir ses propres intérêts personnels, amicaux ou familiaux.


Ce décalage est connu en gouvernance : lorsque les décisions sont influencées par des intérêts individuels plutôt que collectifs, elles deviennent structurellement moins performantes, comme l’expliquent les analyses sur les conflits d’intérêts dans les organisations.


Mais le vrai problème n’est pas encore là.


Le vrai problème, c’est qu’à partir de ce moment…

On ne peut plus parler vrai.


Impossible de dire que ça ne va pas. Impossible de recadrer. Impossible de trancher.


On ne critique plus une prestation. On attaque une relation.


Et dans ces conditions, la performance devient secondaire.


Ce phénomène est d’ailleurs bien connu dans les équipes : lorsqu’il n’existe plus de cadre sécurisé pour s’exprimer, la qualité des décisions chute, comme le montrent les travaux sur la sécurité psychologique dans les équipes.


Ce que ce système produit réellement dans l’entreprise


Alors on s’adapte.


On compense.

On contourne.

On subit.


Les erreurs s’accumulent.

Les coûts explosent.

Les bons éléments se démotivent.


Et petit à petit, l’entreprise paie le prix d’un système que personne n’ose remettre en cause.


Ce type de favoritisme, souvent désigné comme du népotisme en entreprise, est connu pour générer inefficacité, frustration interne et perte de performance globale.


Mais ce qui rend la situation particulièrement dangereuse, c’est qu’elle ne se voit pas immédiatement.


Les coûts sont diffus.

Progressifs.

Silencieux.


Le vrai sujet : les arrangements avec soi-même


À ce stade, une erreur classique serait de se dire :

« Mon associé abuse. »

« Il faut qu’il arrête. »


Mais ce n’est pas là que se joue la solution.


La première vraie question à se poser est :

À quoi cela lui sert de faire ça ?


Car derrière ce type de comportement, il y a souvent une logique :


Besoin de contrôle. Besoin de loyauté. Peur de l’inconnu. Envie de s’entourer de personnes “sûres”. Évitement du conflit.


Et surtout : un mécanisme très puissant.


Les individus ont tendance à rationaliser leurs décisions, même lorsqu’elles ne sont pas optimales, pour rester cohérents avec eux-mêmes. C’est ce que la psychologie appelle la dissonance cognitive.


Autrement dit : votre associé ne pense probablement pas mal faire.


Et tant que vous ne comprenez pas ce que ce système lui apporte, vous ne pourrez pas le faire évoluer.


Ce que vous devez faire maintenant


Avant d’aller au clash, il faut remettre du rationnel.


Qu’est-ce que cela coûte réellement à l’entreprise ? Qu’est-ce que cela bloque ? Qu’est-ce que cela met en risque ?


L’objectif n’est pas d’attaquer la personne.

L’objectif est de déplacer le débat.


Passer de :

« Ton fils n’est pas compétent »

à :

« Ce mode de fonctionnement met l’entreprise en difficulté »


Ensuite seulement, vous pourrez oser parler vrai.


Pas contre lui.

Pas contre ses proches.


Mais dans l’intérêt de l’entreprise.


Et cela demande du courage.


Car dire les choses dans ce type de situation, ce n’est pas créer le problème.

C’est l’affronter.


Comment je vous accompagne dans cette situation


Dans ces contextes, mon rôle n’est pas de juger votre associé.


Mon rôle est de sécuriser l’entreprise.


Concrètement, je vous aide à :

  • Objectiver la situation et sortir du ressenti

  • Identifier les dynamiques relationnelles en jeu

  • Préparer une prise de parole claire et efficace

  • Reposer un cadre de décision aligné avec l’intérêt de l’entreprise


Dans ce type de situation, la difficulté n’est pas de comprendre.


C’est d’agir sans tout casser.


Ce que disent ceux que j’ai accompagnés


Dans une PME familiale, un associé faisait systématiquement travailler des proches, malgré une qualité de prestation en baisse. Personne n’osait rien dire.

En objectivant les coûts et en préparant une discussion structurée, il a été possible de remettre de l’exigence sans détruire la relation.


Dans un autre cas, un dirigeant subissait des décisions biaisées par des relations personnelles. Les équipes perdaient confiance.

En reclarifiant les règles et les responsabilités, la dynamique a été rééquilibrée et les décisions sont redevenues rationnelles.


Dans les deux situations, le problème n’était pas la compétence.


C’était l’impossibilité d’en parler.


Prendre la bonne décision, maintenant

Faire travailler ses proches n’est pas un problème en soi.


Ce qui devient dangereux, c’est lorsque la proximité protège de l’exigence.


À partir de là, l’entreprise ne choisit plus les meilleurs.

Elle protège les intouchables.


Si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est que vous voyez déjà le problème.


La vraie question est simple :

Allez-vous continuer à vous adapter…ou décider d’y faire face ?


Parlons-en. Chaque jour compte lorsque l’équilibre d’une entreprise est en jeu.

Parlons de votre situation

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Christopher Robert

Mon métier : gérer les crises relationnelles

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Parlons de votre situation

Je réponds personnellement.

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